Dans la peau d'un talibé
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| Crédit photo: plan international. |
C'est le cas du petit Abou et de son frère aîné. Âgé de 12 ans il est le 2e garçon d'une famille de 13 enfants. Ayant des difficultés même pour manger son père a décidé que son frère aîné et lui, aillent en ville avec un marabout de la ville, qui vient au village chaque année pour prendre les enfants et les emmener en villes sous prétexte de leurs enseignés le saint coran. les parents une fois floués laissent gentiment leurs enfants partir et puisque c'est une charge de moins, avec plaisir et diligence ils acceptent. Une fois en ville ces enfants doivent descendre vite fait du petit nuage qu'ils ont en tête pour accepter la réalité des choses et découvrir aussi le vrai visage de leur tuteur, car celui-ci n'est rien en réalité qu'un faux marabout ou je dirais un charlatan qui est plus préoccupé à s'enrichir qu'à les enseigner, mais aussi le vrai but de leur arriver en villes parce que le prétexte de l'enseignement n'est qu'en seconde position de l'objectif majeur.
Vite fait les nouveaux venu dont Abou et son frère sont dotés de leur kit de travail une tasse pour mendier........
Après cela ils sont rapidement informés des procédure à suivre, des règles de la maison (règles qui varient, selon les marabouts) sans oublier bien sûr de leur apprendre les petits astuces et les mots juste à prononcer pour toucher la sensibilité et éveillé la pitié.
Ces enfants qui sont venus en ville avec le seul but de venir étudier le coran se voient donc en train de mendier dans la rue pour satisfaire les besoins égoïstes d'un tuteur. Ne serait-ce pas de l'exploitation ?
Ou mieux encore une autre forme d'esclavage ?
La majorité des talibés, car c'est comme ça qu'on, les appellent vivent dans des conditions très précaires. Ils sont logés en surnombre dans des maisons délabrées où l’accès à l’eau, à l’électricité, à la santé et à la nourriture est souvent difficile. Les sévices et blessures corporels sont courants.
Malgré ces conditions de vie délabrées ces talibés grouillent ciel et terre pour satisfaire leur tuteur parce qu'Il arrive très fréquemment que les enfants soient sévèrement battus par leur maître parce qu'ils n'ont pas ramené la somme d’argent fixée par ce dernier.
Je qualifie cela d'exploitation de l'homme par l'homme. Ces talibés ou enfants, que nous avons tendance à mépriser, à négliger ont toutefois des droits comme nous. Ils ne mendient pas par plaisir, mais plutôt par obligation et par nécessité. Ils ne sont en aucun cas responsables, les vrais responsables sont ces charlatans qui ternissent l'image des marabouts, qui les exploitent.
D'aucun diront que tout ça fait partie de la formation, que cela est bien normale et n'accepterons jamais le terme exploitation. Après tout ce que j'ai cité et tout ce que nous voyons autour de nous, admettons au moins que ça y ressemble beaucoup. Nous avons la responsabilité morale de dénoncer ces pratiques afin de libérer nos jeunes frères du joug de ces charlatans. Je ne fais pas de procès mes chers frères je cherche seulement à attirer notre attention sur ces pratiques qui sont à bannir et à nous rappelé qu'il incombe de notre responsabilité de le faire.
Luttons contre la violence sous toutes ses formes. Tous unis nous le pouvons, car plus que jamais je crois à la force du collectif je l'ai vécu et j'y crois.
Quand j'ai fait ma partie je peux passer le témoin.
Soyons positifs
Ensemble construisons le Niger nous le pouvons et nous le devons.

C'est vraiment pitoyable le sort de ses talibés. Pour que cela change il faudrait d'abord faire comprendre aux parents ce qu'est la planification sinon tant qu'ils considérerons l'enfant comme un don de Dieu, la tâche ne fera que se compliquer. Force à toi toujours !
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